Un peu d'histoire

 

Saint-Marc-sur-Seine est mentionné pour la première fois en 992 sous la forme Sanctus Medadus. A l'époque celte, Saint-Marc passait pour un grand centre druidique. Les druides se rassemblaient à la Roche Fodru, qui était une grande roche isolée formant une table et que certains considéraient comme un dolmen, et à la Roche Madame qui pouvait être hantée par une fée.

Le village apparaît ensuite sous la forme Saint-Maard-sur-Seigne, Saint-Marc en 1768, Marc-sur-Seine sous la première République.

C'est donc Saint-Médard, évêque de Noyon, au VI° siècle qui est à l'origine de la toponymie et non Saint-Marc. Cette confusion s'est produite dès la fin du XIII° siècle où il apparaît dans les cartulaires de l'évêché d'Autun, une latinisation Sanctus Marcus. Le village et sa terre furent acquis en 1272 par les ducs  de Bourgogne. Peu après, en 1297, le duc Robert II adjuge à son fils Grignon, Lucenay, Villaines et la tour de Saint-Marc. La tour Saint-Marc, branlante mais encore visible au XIX° siècle, n'était qu'une partie des ruines d'un château-fort qui servait de résidence aux ducs.

Par la suite, Saint-Marc fut rattaché à la châtellerie d'Aisey et son histoire se confond avec celle de ce village.

Au siècle dernier, la commune se composait du chef-lieu et de quatre hameaux: la forge de Chenecières, la ferme d'Aigremont ainsi que la Brebis haute et la Brebis basse, ( bâties en 1526 au lieu dit des Essarts à la Brebis, il ne reste aucune trace des deux derniers hameaux.)

" Les vide-goussets" : cette épithète ne s'adressait pas aux aubergistes de Saint-Marc, elle visait plus haut. Le seigneur percevait en effet des droits de péage exorbitants, il vidait réellement le gousset des marchands et des voyageurs.

 

La Seine, qui n'est pourtant qu'une petite rivière, permettait de mouvoir 2 moulins et une forge importante située au hameau de Chenecières.Ces 2 moulins appartenaient en 1789, avec le four banal, aux moines de Quincy, en tant que seigneurs de Semond.

Avec sa voiture à chevaux, le boulanger de Saint-Marc livrait 2 fois par semaine, le mercredi et le samedi, les villages d' Origny, Bellenod, Magny-Lambert, Semond, Cosnes, Quemigny-Quemignerot et une fois par semaine Ampilly-les-Bordes, La Folie et Meursauges. Il vendait des pains ronds et fendus de 2 livres au tarif de 7 sous pièce, ainsi que des miches de 4 à 5 livres aux familles nombreuses et surtout aux fermiers isolés.

D'après Y Rouèche, " Le canton de Baigneux-les-Juifs, en 1900 à travers les cartes postales".